veggie picking

Nous sommes entourés par des serres et nombre de nos voisins sont d'excellents jardiniers et entretiennent des potagers aussi élégants que productifs. Certains proposent leurs légumes en vente directe. Mais pas tous. Et pas systématiquement. C'est là toute la difficulté et le plaisir du jeu du veggie picking.

Et mon propre potager allez-vous me demander ? J'avoue être beaucoup moins douée pour le jardinage et préférer enfourcher mon vélo ou courir dans les dunes. Finalement, ça tombe bien. A chacun son domaine. Eux le jardinage, moi le vélo.

Me voilà donc partie sur mon beau vélo de bon matin. Première étape, trouver de la monnaie. La vente se fait en effet dans une confiance mutuelle entre producteur et consommateurs : les prix sont affichés sur de petites pancartes, une tirelire percée est placée à côté des légumes. On y glisse le compte exact de ses emplettes et voilà. J'avoue que ce système pousse un peu à la consommation. Quand on annonce les mini aubergines à 0,25 euros, fatalement, je ne les ai pas. En revanche, j'ai évidemment une pièce de 1 euro dans mon porte-monnaie, alors je prends 4 aubergines. Et hop.

Ensuite, il y a les rendez-vous inévitables comme le producteur de poivrons ou de tomates. On est quasiment sûr de faire mouche à chaque visite car ils font de grandes quantités. Puis il y a des paris plus risqués, comme la ferme bio à 10 km qui ne fait pas toujours du réassort le samedi ou les voisins amateurs dont la production est beaucoup plus aléatoire. Aujiurd'hui, j'ai eu de la chance : des concombres asiatiques avec la peau qui pique, des mini-aubergines, un concombre tout tordu, un petit piment, de poivrons pointus si sucrés, des mini-concombre si fondants, des poivrons oranges bien fermes et 2 variétés de petites tomates bien mûres.

On ne sait jamais avec quels produits on va rentrer ni où on va les trouver. Parfois on met la main sur un nouveau producteur. Une chose est sûre, on fait toujours une chouette balade à vélo.

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