Alors que cette préparation marathon est désormais derrière moi, je peux dores et déjà essayer de faire un petit bilan. J'ai écrit dans cette chronique mon enthousiasme et ma lassitude. 12 semaines, c'est long. Mais je ne regrette rien. Ce furent 12 semaines très instructives.

Le meilleur moment pour courir...

n'est pas forcément le matin. En 12 semaines, j'ai plus couru le soir que dans le reste de ma vie de coureuse. D'entrée de jeu, Kristof a introduit dans ma prépa 4 semaines avec du biquotidien. La première difficulté pour moi : courir le soir. Un mythe est tombé. Je me pensais incapable de courir le soir, car fatiguée après une journée de boulot et pour cause de mal au ventre. Certes, j'ai parfois été fatiguée mais cela ne m'a jamais empêchée de courir. Et je n'ai presque jamais eu mal au ventre. Il suffisait d'anticiper un peu. Une révélation. Alors, plus tard dans le plan d'entraînement, quand il n'y avait qu'une sortie quotidienne à faire, j'ai parfois volontairement choisi de courir le soir.

C'est peut-être un détail pour vous
Mais pour moi, ça veut dire beaucoup
Ça veut dire que j'étais libre
Heureuse d'être là malgré tout
(pardon France Gall)

Je peux donc courir à un autre moment que le matin à jeun. Cette découverte aura vraisemblablement des effets positifs sur mon futur de coureuse.


Le biquotidien

Ou comment dépoussiérer une Kecily qui rouille. Après tout ce temps sans compétition, je me sentais un peu rouillée. Certes, j'étais en forme, j'avais toujours un bon fonds. Mais je me sentais à la fois molle et rouillée, incapable de tenir une allure digne de ce nom. La réponse de mon homme à mes doutes : du court et intense, 2 fois par jour.

Le biquotidien, j'en avais déjà fait avec des résultats très probants. Mais l'effort est important. Et plus au niveau logistique que course à pied à proprement parler. Pendant ces semaines-là, avec 8 séances hebdomadaires, l'organisation de mes journées a tourné autour de l'entraînement. Pas toujours facile avec le boulot...Mais ça paye. Dès la deuxième semaine je sentais des améliorations. Le biquotidien ainsi dosé a l'avantage de bousculer l'organisme et de l'obliger à s'adapter. Mais avec de si faibles distances, c'est de la bousculade en douceur.

Ma semaine "type" au mois d'août
marathon Toulouse semaine type

Le vélo

Pas de grandes sorties longues au programme de ce plan d'entraînement mais du vélo pour travailler le foncier. Encore une brillante idée de Kristof. Ces balades, souvent au petit matin, ont été autant d'occasions supplémentaires de partager des moments rares et de découvrir la campagne avoisinante. L'année prochaine, c'est décidé, je m'achète un vélo de route j'intégrerai plus de ces sorties dans mon entraînement. En attendant, avec mon beau vélo garde-boue-porte-bagages-lumière-sonnette, je fais au minimum 15 km par jour pour aller au boulot. C'est déjà ça. Surtout les jours où je me prends au jeu et me mets à mouliner comme une forcenée ;-)

Les courses de préparation

deuxième boucle

Rien ne vaut une course de préparation en conditions réelles pour se faire la main pour le jour J. Beaucoup font un semi-marathon dans le cadre d'un plan marathon. Moi, je me suis offert 2 courses de 30km. Deux véritables répétitions à tous les niveaux : allure, alimentation, hydratation, fringues, chaussures et gestion du stress. Ce dernier paramètre restant pour moi un des plus difficile à dompter.

Judicieusement placées en milieu et fin de prépa, ces deux courses m'ont permis de caler mon allure. Elles m'ont aussi un peu rassurée quant à ma capacité à tenir un tel rythme, même si aucune des deux n'a été très "facile". Problème de maux de ventre sur la première. Problème de jambes fatiguées sur la fin de la deuxième. On ne vit pas dans un monde parfait ! Mais elles m'ont rappelé quelques principes de base :
+ partir prudemment et finir plus vite vaut bien mieux que l'inverse. Physiquement et psychologiquement.
+ j'avais oublié qu'il me faut accrocher mon dossard très haut sur la poitrine sinon il me gêne
+ même quand je n'arrive pas à avaler, se rincer la bouche apporte un mieux-être
+ lacer ses chaussures trop serré provoque des ampoules
+ quand on veut descendre sous la barre des 3h10, il faut courir, on ne peut pas faire semblant, et ça se voit même sur les photos !

Conclusion

Très fièrement, et quel que soit le résultat de ce marathon, je peux donc affirmer que cette préparation fut une réussite. Je suis devenue une meilleure coureuse, non pas parce que je cours plus vite mais parce que je suis plus polyvalente. J'ai appris beaucoup de chose. Et je compte sur ce billet pour m'en souvenir.