Marathon de Toulouse 2010 : 8ième semaine de prépa
Par Kecily, mardi 28 septembre 2010 à 09:15 :: Chronique Toulouse :: #509 :: rss
Les liens vers les compte-rendus des semaines passées : un, deux, trois, quatre, cinq, six et sept.
Lundi, gros manque de sommeil et immense sensation générale de fatigue. Ca tombe bien, c'est un jour de repos.
Mardi matin, je m'accorde une grasse matinée jusqu'à 5h45. Ca recharge les batteries. Je courrai ce soir.
Mardi soir, une magnifique météo automnale. Kristof qui revient d'une sortie vélo, fait l'effort de m'accompagner. Merci. J'en ai besoin. Je n'ai pas couru depuis 2 jours, je devrais avoir des jambes de feu et je suis une loque. Je mise sur une amélioration avec l'échauffement mais rien n'y fait. J'ai l'impression de faire 60kg. Les jambes sont à la fois raides et lourdes, l'enfer. Je suis tellement à la rue que je n'arrive même pas à prendre part au légendaire sprint final.
Mon homme, toujours prévenant et compréhensif, m'ouvre les yeux et m'invite à voir le côté positif. Mais là, franchement, je ne vois pas ce qu'il y a de positif à être une loque après 2 jours de repos. Mais si insiste-t-il, ton corps t'envoie le message qu'il est fatigué et qu'il a besoin de surcompenser. Écoute-le, assimile les efforts. Moi, je veux bien. Mais autant, je vois très bien comment décréter "maintenant j'accélère et je cours 3km à 15 km/h", autant je ne vois pas du tout comment passer à l'étape "maintenant je surcompense". A moins que...comment c'était déjà ? Bien dormir, bien manger, pas de stress, des pensées positives, tout ça. Ah oui, ça me revient. Bon, je vais essayer.
Mais honnêtement je ne suis pas fière. J'ai fait un début de prépa en fanfare et la motivation s'étiole. 12 semaines, ça me semblaient court pour être au top. En fait, 12 semaines dédiées à un objectif spécifique, c'est très long. Garder rigueur, discernement, motivation, poids de forme, c'est dur. Kristof m'avait prévenue : le plus risque pour moi, ce n'est pas de ne pas être prête, c'est d'être prête trop tôt. Et comme d'habitude, je crois bien qu'il avait raison.
Mercredi matin, j'applique la formule de la veille et dors comme une bien heureuse jusqu'à 5h30 et ne vais pas courir. Deuxième gifle de la semaine : la balance confirme la tendance observée ce week-end. J'ai pris 1kg à 1.5 kg en une semaine. 3ème gifle, je ne suis pas bien. Le petit déjeuner a du mal à passer. Je ne vous fait pas de dessin mais je suis nauséeuse et j'ai arpenté le chemin des toilettes toute la journée. Mon boss va croire que j'y donne des rendez-vous.
A midi je me botte les fesses pour prendre mon vélo et aller chez mon kiné. La balade cycliste au soleil me fait du bien. Et en plus il me rassure. Le petit point que je sens à l'ischio, c'est simplement musculaire, un claquage. Aucun problème de nature tendineuse ni de squelette en mauvaise position. Alors il va masser le claquage bien profondément et ça fait un mal de chien mais c'est pour la bonne cause ma p'tite dame.
Mercredi soir, bilan santé confirmé. Trop mal en point pour aller courir alors qu'il fait une météo absolument sublime ! La nuit sera longue et pénible. Je suis vraiment malade. J'ai dû choper un virus et il est sacrément coriace.
Jeudi au petit matin je me sens légèrement mieux et essaye d'avaler comme je peux un petit déjeuner pourtant fabuleux et gourmand préparé avec amour par mon chéri.
En fin de matinée, je tente une sortie tranquille avec Kristof. Ça fait du bien de prendre l'air. Les jambes me remercient et tournent assez bien étant donné les circonstances. En revanche j'ai un terrible mal au ventre qui génère un énorme point de côté. Tiens ça faisait longtemps que ça ne m'étais pas arrivé. J'applique ma technique zen-attitude-j-expire-à-fond et je termine la séance en bien meilleure forme que je ne l'ai commencée.
Vendredi matin, c'est l'anniversaire de mon chéri. La nuit a été à peine meilleure que la veille mais j'ai une furieuse envie d'aller courir. Je pars super tranquille pour une sortie qui n'a pour but que de me faire prendre l'air et me rassurer. Premier point positif, le ventre va mieux. Deuxième bonne nouvelle, ce n'est pas la forme des grands jours, je ne sortirai pas une allure endiablée ce matin mais au moins j'ai l'impression de courir. Une petite inquiétude néanmoins. Même à cette allure tranquille, je sens un petit quelque chose dans l'ischio. Il a encore 2 jours pour se remettre. J'espère qu'il est au courant et qu'il va saisir cette opportunité.
Dimanche matin, mon ventre va un peu mieux et je suis remontée comme une horloge pour ce deuxième rendez-vous, les 30km d'Almere. Mais j'ai passé mon virus à Kristof qui est malade à son tour. Le temps est maussade (brouillard à couper au couteau et pluie qui menace de nous tomber dessus à tout instant). Il préfère ne pas prendre de risque et ne participera pas à la course. Mais il ne m'abandonne pas puisque je dois passer chercher ma copine Nathalie qui prépare son premier marathon (Amsterdam, le 17 octobre).
Fanfare et gros cuivres
Sur place, le brouillard est si dense qu'il nous mouille. Et puis de quoi nous plaignons nous, il ne pleut pas. Il fait frisquet mais je préfère ça pour courir. L'ambiance est à la fête. L'orchestre de la ville est là et fait de son mieux pour réchauffer les cœurs. Luc Krotwaar, que nous avions rencontré au Kenya est une des favoris. On discute 5 minutes. Il est toujours aussi gentil et accessible. Voilà qui motive.
Départ
Une petite bise à Nath pour se donner du courage et une grosse pensée pour mon chéri pour démarrer du bon pied. Pan ! Le départ est donné. L'objectif est le même que la dernière fois : une première boucle en 4'30 au km et une deuxième en 4'20. J'essaye de maitriser mon allure mais par ce froid, j'ai peu de sensations. Premier km en 4'17. Oups, I did it again. Mais cette fois je vais me maitriser et ralentir tout de suite.
Première boucle
Je mets 4 ou 5 km avant de m'échauffer complètement. J'ai un léger inconfort à l'estomac mais après les douleurs des derniers jours, ce n'est rien. Je me rince la bouche avec ma potion magique dès les premiers km à défaut de pouvoir boire. Les temps de passages sont très irréguliers, sans doute parce que je m'oblige à ne pas accélérer et ne trouve pas vraiment d'allure stable. A la fin de la première boucle, je me sens bien. 1h07 de course. Pile poil dans les tracks. C'est le moment de commencer à s'amuser.

Deuxième boucle
Déjà, ceux qui sont partis trop vite le payent cher. Et comme j'accélère, je double quelques coureurs. Après seulement 3 km, je rattrape les derniers coureurs du 15km partis une heure après nous. Ils m'obligent à un peu de slalom. Très bon exercice. Ne pas gaspiller d'énergie, ne pas s'énerver, rester concentrée. J'enchaîne alors une série d'une dizaine de km en 4'10. Puis, au km 25, panne sèche. Les jambes rincées. La fatigue de la semaine me tombe dessus. Mais il ne reste que 5 petits km alors j'essaye de rester souple. Les deux derniers ponts seule face au vent seront vraiment durs. Je sens ma foulée qui tape. La souplesse n'est plus là, mais l'envie n'est pas partie.

Pour info, la photo est prise au même endroit sur les deux boucles, cherchez les différences ;-)
A l'arrivée
Une fois la ligne d'arrivée passée, on me confirme ma deuxième place. Mais surtout je suis contente de mon chrono car avec 2h10, j'ai fait un joli negative split grâce à une deuxième boucle en 1h03. Je file me changer et appeler mon chéri. Mais déjà on m'appelle sur le podium. Merci pour la médaille et le bouquet.
J'y croise Luc qui a la gentillesse de me prendre en photo. Il est deuxième finalement en 1h39 mais pas mécontent de sa course. On papote un peu puis je vais attendre Nathalie qui arrive exactement à l'heure programmée. Bravo ! Pas mal du tout pour une première fois.
Compte tenu des circonstances, je suis contente de ma course. Mon ischio gauche un peu moins. Il tirouille un peu. Mon kiné aux doigts de fée va s'en occuper mercredi. Et les doutes de la semaine se sont estompés. Maintenant, je sais que la fourchette 3h10-3h05 est à ma portée. A moi de courrir intelligemment pour y arriver.
Pour info mes temps de passage :
4'17 - 4'38 - 4'27 - 4'24 - 4'22 - 4'40 - 4'21 - 4'36 - 4'20 - 4'40 - 4'22 - 4'32 - 4'23 - 4'27 - 4'24 (première boucle en 4'28 au km)
4'18 - 4'09 - 4'12 - 4'15 - 4'10 - 4'11 - 4'06 - 4'09 - 4'11 - 4'18 - 4'23 - 4'09 - 4'23 - 4'18 - 4'24 (deuxième boucle en 4'12 au km)
moyenne en 4'20
Petit bilan de la semaine :
60 km de CAP dont 30 km de compétition.
80 km de vélo


Commentaires
1. Le mardi 28 septembre 2010 à 04:16, par Celinette
2. Le mardi 28 septembre 2010 à 12:03, par Eponyme
3. Le mercredi 29 septembre 2010 à 03:14, par Pauline
4. Le dimanche 3 octobre 2010 à 14:50, par cé
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