Marathon de Toulouse 2010 : 5ième semaine de prépa
Par Kecily, mardi 7 septembre 2010 à 10:26 :: Chronique Toulouse :: #504 :: rss
Une semaine vraiment spéciale, commencée à Schoorl/Bergen dans la forêt et terminée par la première course "test" de cette prépa, les 30 km d'Amsterdam Noord. Et enfin, le retour du beau temps. Le soleil fit une apparition très agréable lors de la course. Tant pis si j'ai eu trop chaud. Cette luminosité, c'était vraiment bon pour le moral.
Les liens vers les compte-rendus des semaines passées : un, deux, trois, quatre.
Lundi soir, la météo est enfin un peu meilleure (ou devrais-je dire moins mauvaise ?). Nous partons en amoureux sur le parcours le plus vallonné et le plus sablonneux : 9 km de terrain de jeu en sous-bois, en lisière de lande de bruyère avec des vues imprenables sur les dunes, la mer et les éoliennes. C'est normalement mon jour de repos. Alors j'essaye de courir le plus économiquement possible, en souplesse, sans changer d'allure. Je laisse mon homme s'envoler dans les côtes sans chercher à le suivre, pour faire MA sortie. Bon, OK, à la fin je craque et je lui emboîte le pas, en particulier dans cette dernière descente à tombeau ouvert ;-)
Mardi matin, une fois n'est pas coutume, vélo. Un petit parcours vraiment très agréable entre forêt, bord de mer, campagne. Et une météo presque bonne. Houra ! En chemin, nous serons bloqués une fois par un camion venu ramasser les branches qui recouvrent la route suite aux violents coups de vents de ces derniers jours, une autre fois par un troupeau de vaches qui traversent tranquillement la route entre deux prés, et par un troupeau de moutons venus débroussailler la forêt. Très très authentique tout ça !
Mardi soir, petit fartlek dans la forêt. Je n'ai encore jamais fait du vélo et couru dans la même journée. Au début c'est difficile et je mets un temps fou à m'échauffer. Puis, comme à vélo, je trouve une foulée qui mouline, petits pas, grande fréquence et qui me hisse au sommet des côtes à bon train et sans effort. Vive le vélo.
Mercerdi matin, à la fraîche, juste avant le retour vers la maison, un dernier petit fartlek. J'essaye encore une fois, d'être le plus économique possible dans ma foulée. de toutes façons mes jambes ne veulent rien entendre dans les côtes. En revanche, ça cavale sur le plat. Les conditions météo sont idylliques, superbe lumière, la forêt pour moi toute seule, vue magnifique sur la mer. Je peux rentrer sereine à la maison. Le sentiment du devoir accompli. Maintenant, je vais me concentrer sur la course de dimanche.
Jeudi soir, la reprise du boulot a été difficile. Ils me sont tous tombés dessus. En plus, j'ai mal dormi et je suis vraiment crevée. Heureusement, Kristof m'accompagne et on part tranquillou en amoureux. Sauf que ce soir, même tranquillou c'est rapide pour moi. Je suis une loque. Mon homme accélère un tout petit peu à la moitié du parcours et j'ai bien du mal à suivre. C'est bien une sortie du jeudi soir, du genre de celles qui vous rappellent à quoi ressemble la fin d'un marathon. Quand les jambes ne sont pas là, que le souffle est court, le cœur bat trop fort et que la machine avance quand même. Je trouve miraculeusement l'énergie d'un sprint final, pas franchement enlevé, mais néanmoins bien marqué.
La leçon du jour : j'oublie systématiquement à quel point ces escapades dans les dunes de Schoorl / Bergen me fatiguent. Le "biophilia-effect" (l'appel de la forêt) joue son plein rôle et me fait oublier les efforts. Ce n'est qu'après coup que j'en prends la mesure. Il me reste 2 jours pour me reposer avant la course de dimanche et faire du jus. Je vais m'y appliquer ;-)
Vendredi et samedi, repos. De bonnes séances de gainage le matin, un peu de vélo, c'est tout. Et comme d'habitude samedi le stress qui monte. Il ne s'agit que d'une course de prépa mais pourtant je me sens tendue. Alors pour penser à autre chose, je me confectionne un gel maison en mixant 5 abricots secs réhydraté, 2 petites prunes, 1 càs de graines de chia, 1/4 de càc de café moulu, 1/2 càc de miso et un peu d'eau de trempage des abricots pour ajuster la consistance.
Dimanche, le jour J est arrivé et c'est sous un soleil radieux que nous nous dirigeons vers Amsterdam. La course, de 30 van Amsterdam Noord, a en effet lieu dans la campagne au nord d'Amsterdam.
Au départ, je retrouve Séverine, une collègue qui prépare le marathon d'Amsterdam. Ces courses automnales de 30 km sont effectivement le test idéal pour tous les marathons à venir, en particulier celui d'Amsterdam qui aura lieu le 17 octobre.
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Ma stratégie de course a été clairement établie par mon coach chéri : maîtriser les allures, partir en 4'30 au km sur le premier 15 pour finir en 4'20 sur le deuxième pour tester mon allure marathon "la plus optimiste" pour voir si ça passe bien avec la fatigue des 15 premiers kilomètres.
Le départ
Comme ce n'est pas la grande foule, je me positionne au devant de la course pour un départ en paix sur la stade. Un dernier bisou à mon homme à mes côtés qui court le 15 km. Un dernier remerciement au soleil venu nous saluer. Et pan, c'est parti. Il y a longtemps que je n'ai pas fait de course sur route. L'euphorie me gagne. Et le premier km est bouclé en 4'19. Ouille, beaucoup trop rapide. je me force à ralentir et cours le deuxième en un superbe 4'21. Autant dire que je n'ai pas changé d'allure. Force est donc de constater que puisque je me suis entraînée depuis le début de ma prépa marathon a des allure qui tournaient plus autour de 4'15 que de 4'25, j'ai appris à courir à cette vitesse et c'est elle qui sort naturellement. Premier point positif : travailler une allure à l'entraînement, ça marche. En particulier en bi-quotidien car on multiplie la fréquence des répétitions. Deuxième point un peu moins positif : à partir aussi vite, je suis en train de me cramer, je ne peux me permettre de me trompe de 10 ou 15 secondes sur un marathon.
La première boucle de 15 km

J'essaye de ralentir mais il me faudra l'aide de vent qui souffle pleine face puis de 3/4 face pour y arriver. Je me cale enfin sur les 4'30 prévu. Mais je ne suis pas bien. Je suis vraiment partie trop vite et la première gorgée d'eau ne passe pas, mais alors pas du tout. Je galère pour rien entre les km 10 et 15 avec des crampes au ventre qui m'empêchent de courir en souplesse malgré l'allure raisonnable. J'ai tellement mal au ventre que j'envisage même un instant de m'arrêter à la première boucle.
Mi-parcours
Mais bientôt le stade est en vue. Kristof m'y attend, m'encourage, me conseille de me détendre et de tenir bon. Je suis en avance sur les pendules, comme d'habitude, plaisante-t-il gentiment. 1h06'54'' au lieu des 1h07'30 prévu. Il faut dire que le mal au ventre m'a bien aidée à ralentir sur le dernier tiers de la première boucle malgré un vent plutôt favorable. Mais là, autant d'énergie positive, de soutien et d'amour de mon homme me font voir les choses sous un nouveau jour. Je suis venue là pour faire un test, certes, mais aussi pour me faire plaisir. C'est une belle journée. Je ne vais pas me gâcher la fête. Je respire profondément et décide d'ignorer mes crampes aux ventres. Et comble du comble, alors que j'étais sur le point de devoir m'arrêter pour faire une pause toilettes, la méthode Coué marche. Je me sens d'un seul coup beaucoup mieux.
Deuxième boucle
Je trouve un second souffle et tombe pile-poil sur l'allure de mes rêves. J'enchaîne les kilomètres en 4'21. Les jambes tournent bien. Je me sens légère et souple. Mais seule face au vent, je suis économique et ne ralentis pas trop.

Les 5 derniers kilomètres seront un peu plus dur car je sens une méchante ampoule au pied gauche et surtout les jambes commencent un peu à être dures. Les derniers passages sur les pavés ne facilitent pas la tâche mais je m'accroche sans non plus me cramer. L'entrée dans le stade est une grande joie. Kristof m'attend et me mitraille. Soleil. Encouragements. Bonheur. Sourire pour la photo.
Le dernier kilomètre est bouclé en 4'16''. Je passe la ligne d'arrivée en 2h12'34''. Un petit negative split d'un peu plus d'une minute. Quel dommage d'être partie trop vite.
Oups, une ampoule ...
Pour info, un petit récapitulatif de mes temps de passage :
4'19 - 4'21 - 4'24 - 4'29 - 4'29 - 4'27 - 4'31 - 4'31 - 4'15 - 4'26 - 4'29 - 4'36 - 4'30 - 4'37 - 4'33 - 4'29
4'29 - 421 - 4'21 - 4'24 - 4'24 - 4'24 - 4-21 - 4'23 - 4'21 - 4'20 - 4'18 - 4'31 - 4'18 - 4'32 - 4'29 - 4'16
Ce qui donne, par tranche de 5km 21'58 - 22'12 - 23'04 - 22'00 - 21'43 - 22'00.
Une après-midi au soleil
Remise de médaille, commentaire à la presse Kristofienne ;-) , orgie de quartiers d'orange, pique-nique au soleil et départ vers Amsterdam où nous allons passer l'après-midi. J'adore cette ville. Tellement de souvenirs y sont associés : nos retrouvailles, notre mariage, le marathon en 2007. Des canaux, des bâtiments qui penchent, des chats, des cafés, des vélos, des bateaux. Et ce dimanche, aussi, du soleil. Une magnifique après-midi conclue au Wagamama qui est un peu notre cantine à Amsterdam.
L'intégralité de l'album photo, en cliquant sur la photo
Petit bilan de la semaine :
64 km de CAP dont 30 km de compétition et 27 km de trail.
80 km de vélo


Commentaires
1. Le mardi 7 septembre 2010 à 11:32, par el
2. Le mardi 7 septembre 2010 à 15:10, par Eponyme
3. Le mardi 7 septembre 2010 à 16:14, par Sophie
4. Le samedi 25 septembre 2010 à 14:14, par oliv
5. Le dimanche 26 septembre 2010 à 03:11, par Kristof
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