Un petit rappel des semaines un et deux et de ma semaine type du mois d'Août:

marathon Toulouse semaine type

Lundi matin, vent force 5 et trombes d'eau : point de vélo, ni de course à pied. L'automne arrive un peu tôt ! Je me contente de faire un peu plus de gainage que d'habitude. A 6h les éléments se sont calmés mais il est trop tard, je suis déjà sur le chemin du boulot. Dans la journée, quelque chose me manque. Je suis accro à l'effort et n'arrive plus à écouter ma fatigue. Ce soir, repos.

Mardi matin, les conditions sont pires que la veille mais je n'y tiens plus. Je sens un peu dans les jambes les courbatures des exercices d'hier matin mais c'est tellement bon de courir que je les oublie très vite. Avec la pluie, même à 5h45, il fait encore très sombre. Je boucle mes 3 km de spécifique un peu plus lentement que d'habitude, trouvant presque mon allure marathon cette fois. Réalisme ? Fatigue ? Conditions météo ? A jouer comme ça avec les flaques je rentre heureuse et toute crottée.

Mardi soir, pluie et encore pluie. Ça devient une habitude. Il pleut tous les mardi soirs et moi je joue avec les flaques. Hop je raccourcis la foulée pour sautiller entre les petites flaques. Hop je bondis pour enjamber une grosse marre de gadoue. Hop je saute de gauche à droite du sentier pour éviter le torrent qui s'est installé au milieu. Hop j'accélère pour prendre mon élan pour sauter par dessus les orties rabattues par le vent. Hop je lève les genoux pour ne pas me prendre les ronces. Bref une sortie de récup' qui a franchement des allures de fartlek.

Mercredi matin, jamais deux sans trois. J'ai attendu que le jour se lève pour faire ma série de 30/30 et la pernicieuse pluie en a profité pour se remettre à tomber pile à 6h quand je pars courir. Mais il en faut plus pour ébranler ma motivation. Kecily plus forte que la pluie ! J'ai bien dormi, je me sens reposée et dès le début je sens que cette séance va bien se passer. Tout juste. Malgré la gadoue, les flaques, les virages, le chemin embourbé par endroits, les 30/30 se passent très bien. Le tour du bois ne suffit pas pour la douzième et dernière accélération et comme mercredi soir dernier, je déborde un peu. Contente d'avoir de telles sensations dès le matin.

Mercredi soir, miracle, le ciel s'est un peu dégagé. Pour fêter le retour du soleil, nous partons courir en amoureux. La vieillerie et la vitesse ne font pas bon ménage. J'arrive encore à sortir de bonnes séances mais les jambes s'en remettent beaucoup moins rapidement. Heureusement la présence de mon chéri à mes côtés me fait oublier mes hanches qui grincent.

Jeudi matin, la météo me fait une petite blague : averse juste au moment où je pars. Même pas mal. Ce n'est que la quatrième fois en 5 sorties sur 48h ! Pluie ou pas pluie, on est jeudi matin et mes jambes un peu rouillées me le rappellent. Comme je ne sens pas l'allure marathon, je pars au seuil et boucle le tour du lac plus vite que l'éclair, malgré les glissades sur la boue et les flaques que je ne vois pas dans l'obscurité. Moins longtemps ça dure, moins longtemps je cours sous la pluie.

Jeudi soir confirme que mon homme est un grand marabout. Courir avec lui, c'est courir sans la pluie. Sortie de récup' (une vraie cette fois en plus de 37 min) très agréable pour clôturer cette troisième série de biquotidiens. La séance du jeudi soir reste la plus dure, mais le plaisir de la partager (et le sprint final endiablé auquel je n'échappe jamais dans ces sorties à deux) me ferait presque oublier la raideur dans les jambes.

Vendredi matin, je ne peux résister à l'appel du beau temps. On ne sait pas combien on aura encore de belles journées comme ça. Je prends ma matinée pour faire une plus grande balade à vélo avec Kristof. Les Pays-Bas sont en travaux permanents : nouvelles routes, lutte contre tout ce qui s'enfonce dans le sol meuble, lutte contre la montée des eaux, nouveaux bâtiments, entretien des canaux, des polders, la liste est infinie. Et les ponts ne sont pas une exception. A mi-parcours vers les dunes, un pont-levis se dresse devant nous de manière immuable : il est en travaux. Mais il est inconcevable dans ce plat pays de laisser les cyclistes en rade. Les Hollandais ont tout prévu et un petit bateau fait constamment l'aller-retour ente les deux rives pour faire traverser les cyclistes bloqués. Une fois l'obstacle contourné, nous arrivons dans les dunes. Le vent souffle et le vélo, ça fait mal aux jambes. Après 4h de ce régime, je suis claquée. Et dire que je dois enchainer avec une visite chez le kiné à 11h et le taf dans la foulée. La journée va être longue. En rentrant à la maison le soir je me demande comment je fais faire pour courir le lendemain. La nuit porte conseille et répare les jambes meurtries. Espérons.

Samedi matin, petit miracle, mes jambes se sont partiellement remises et ma séance d'étirement et gainage du réveil se passe bien. Nous partons pour Haarlem comme samedi dernier. Nous mettrons l'un comme l'autre assez longtemps à nous échauffer. Je sens clairement les efforts de la veille dans les jambes, je suis moins à l'aise dans les côtes. Mais nous faisons une super sortie et cette fois c'est Kristof qui amorce l'accélération finale. He's back to business ^_^

Après une telle sortie nous avons amplement mérité un bon pique-nique. Au menu : algue nori, salade verte, hummus de lentilles corail, kasha maison. Eau à bulles. Miam. Un petit dessert là-dessus suivi par une belle après-midi à Haarlem.

pique nique pique nique
pique nique pique nique
pique nique

Dimanche matin, des nuages et du vent qui annoncent un temps qui tourne. Je pars seule dans les dunes. Surprise dès les premières foulées, j'ai des courbatures aux pieds !! Si, si, aux pieds. Sans doute trop couru dans le sable. Je ressens une grande fatigue musculaire dans les jambes. Pourtant, j'ai de très bonnes sensations, celles d'une foulée souple et tonique. Histoire de changer de repères, je fais le même parcours que d'habitude mais dans l'autre sens. Il est toujours bon de rester vigilent sur trail et chercher son chemin est un des meilleurs moyens. Je termine sur un deuxième avec cette délicieuse sensation d'arriver à bien courir malgré la fatigue.

Petit bilan de la semaine :
77 km de course à pied dont 3 km au seuil, 3 km à l'allure, 3 km de 30/30 et 35 km de fartlek.
120 km de vélo.