pimpinela
Fruits et légumes locaux

Madeire est un paradis pour les amateurs de cuisine végétale. Nous avons régulièrement visité les marchés locaux du "grand" (et un peu trop touristique) à Funchal aux stands façon caverne d'Ali-Baba débordant de fruits, légumes, noix, haricots, grains, fruits secs (...) de Ribeira Brava en passant par le marché dominical des petits producteurs de Prazeres. Une coopérative est située juste au bas de Casa do Calhau Grande, principalement destinée aux professionnels, ils vendent également en direct. Nous y passerons tous les jours en fin de journée, histoire de refaire le plein de bananes, ignames, légumes, oranges, petites poires portugaises... avant de faire un tour dans le potager de la maison pour récupérer des herbes aromatiques, menthe et jeunes pousses pour agrémenter nos plats.

Fichier:Sechium edule dsc07767.jpg Pimpinela ??

La chayotte est une plante vivace de la famille des cucurbitacées, cultivée sous climats chauds comme plante potagère pour son fruit. Côté dénomination francophone, la Pimpinela se décline en chayotte (Sechium edule), christophine (Antilles françaises, Guyane), chouchou (Réunion, Île Maurice), chouchoute (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française) ou encore mirliton en Haïti... son nom désigne aussi bien la plante que le fruit consommé comme un légume (comme les tomates, concombres et autres aubergines).

Le fruit est une grosse baie d'une dizaine de centimètres de longueur, en forme de poire biscornue, à côtes irrégulières. Il est jaune crème ou vert pâle. S'il pousse très bien et trouve sa place dans chaque potager, il n'a pas beaucoup de "valeur"... du coup, les pimpinelas que nous avons goûté, nous ont été offerts que ce soit par Eva ou au marché dominical de Pazeres. Le peu d'intérêt pour ce fruit nous a étonné, aussi parce qu'à l'inverse pour nous cela a été un coup de foudre (tous les goûts sont dans la nature). On l'a goûté par curiosité et on s'en est délecté... La texture est ferme et juteuse. Sa chair évoque celle de la courgette avec une pointe sucrée de poire ferme. Nous l'avons d'ailleurs préparer un peu comme une courgette ou un navet frais (cuisson vapeur, saisie au wok ou à l'eau).

Comment le cuisiner ?

Cru : se mange râpée ou en petits dés en salade; sa chair est tendre et craquante.

Cuit : vapeur, mijoté ou grillé. Tout lui va. On épluche le fruit, puis on le coupe en dés avant de le cuire à la vapeur ou dans l'eau. La cuisson vapeur préserve le mieux le fruit. La chair reste ferme et rappelle un peu celle du chou rave (Kohlrabi) ou la consistance du navet.

On peut aussi le préparer en purée salée ou sucrée selon qu'on le mélange avec d'autres légumes (dont de petites tomates rouges-vertes du jardin et de beaux oignons rouges) ou des fruits (le mariage pimpinela et petites bananes locales arrosé d'un généreux zeste d'agrumes étaient un vrai régal au petit déjeuner).