Avec le marathon de Nices-Cannes planifié à peine une semaine après la dernière étape de la Corsica Coast Race, l'idée est de faire cette course en découverte, comme une bonne semaine d'entrainement. Je suis donc sensée laisser tout esprit de compétition derrière moi et courir pour le plaisir. Ca, c'était la théorie. Mais chassez le naturel, il revient au galop. Quand je suis arrivée en tête chez les femmes le premier jour, j'ai eu beaucoup de mal à l'ignorer et à ne pas voir une chance de bien figurer. Sacrée moi !

Mercredi 29 Octobre, Etape 1 : Macinaggio - Centuri
  • Distance : 21.3 km (annoncés) 26 ou 27 au GPS de certains coureurs.
  • Dénivelé : +1178 m / -1174 m
  • Chrono : 2h49

La traversée vers la Corse a été remuante. On se réveille à 5h30 et ça secoue grave. J'ai le mal de mer dès que je me lève. Alors je m'habille allongée, prends mon courage à deux mains et me dirige vers la salle du petit déjeuner. Certes, ça bouge un peu moins mais le déjeuner ne passe pas très bien.

Le parcours en bus est un peu longuet et ça n'arrange rien au mal au coeur. Enfin, le départ est donné vers 10h15. On commence sur la plage et déjà des fous-furieux sont partis au sprint. Je me demande s'ils savent qu'il y a 6 étapes ou si tout simplement on en court pas dans la même catégorie.

Corsica coast race

Globalement, c'est parti assez vite. Mais je profite de ma bonne gestion de l'arrivée des vagues latérales pour doubler quelques coureurs/coureuses. Les pompiers, partis devant, me laissent courtoisement passer dans un petit raidillon. On court ensuite sur un magnifique sentier côtier. Il y a des buissons qui griffent les jambes. Ah, le maquis corse. Et puis la pluie s'arrête. Premier petit plaisir de la journée.

Après deux jolies montées, le premier ravitaillement (R1). J'y empoche des figues sèches et m'élance sur la deuxième moitié. C'est globalement beaucoup plus dur que la première partie. Ca monte très sec et descend tout aussi fort. Ca glisse pas mal. Il y a beaucoup de gadoue et les pierres glissent.

On longe la mer sur la plage à plusieurs reprises. D'ordinaire, je n'aime pas trop le sable, mais le sable corse, je l'aime encore moins. Les grains sont très gros et donc même sur du sable mouillé, on s'enfonce.

Les deux dernières montées sont très raides et la toute dernière s'apparente un peu à de l'escalade. J'y double Denis, le rédacteur du magazine allemand Trail. Il galère un peu avec son grand gabarit.

Corsica coast race

La fin du parcours me semble un peu longuette (serais-je partie trop vite ?) et j'ai soif sur la fin (pas pris assez d'eau, il pleuvait de toute façon -_^). Je lève le pied et finis en roue libre.

Corsica coast race Corsica coast race


Jeudi 30 Octobre, Etape 2 : Plage de la Roya - L'Ostriconi
  • Distance : 36.4 km (annoncés) 26 ou 27 au GPS de certains coureurs.
  • Dénivelé : +1203 m / -1208 m
  • Chrono : 4h47

On a finalement passé la nuit à Bastia car la mer était trop agitée pour naviguer jusqu'à Saint Florent. J'ai mis le réveil à 4h pour prendre mon petit déjeuner avant de me rendormir un peu. A 5h45, je me rends au restaurant pour prendre un thé chaud et récupérer des fruits pour après la course.

Le départ est donné sur la plage de la Roya à Saint Florent sous un grand soleil. Où est passée la tempête de la veille ? Mystère. On démarre sur un sentier côtier très sympa. Les premières sensations sont assez bonnes même si je sens un peu les cuisses, alors je reste sur un rythme tranquille. Très vite, on va se mouiller les pieds. Au km 7 ou 8, il y a un passage de gué à travers un bras de mer avec de l'eau qui m'arrive presque à la taille. je suis obligée de lever le sac-à-dos pour ne pas le mouiller. Juste en sortant de l'eau, je trébuche et me claque l'ischio gauche. Pas idéal.

Corsica coast race
Suivent de nombreuses traversées de sable. De ce sable dans lequel on s'enfonce irrémédiablement. Par chance, ça et là, des algues viennent à mon secours et apportent un semblant de résistance sous mes pas. Mais bien souvent, je capitule. Inutile de s'épuiser. Je marche.

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Après à peine 1h30 de course, j'ai déjà un petit coup de mou. Suis-je en train de payer mon accélération dans une des descentes pour doubler des concurrents et avoir la voie libre ? Je m'offre un petit remontant (abricots secs + eau) mais ça ne change pas grand chose. Sur la grande plage avant le ravitaillement je marche et je me traine. Elisabeth et Anne me rejoignent. Elisabeth me double et j'en profite pour lui emboiter le pas. Elle court bien. Bons appuis. J'utilise les descentes pour rester au contact.

Encore du sable, beaucoup de sable. Un vent de folie se lève alors. Ils avaient donc raison à la météo ! J'en perds l'équilibre. Il m'ouvre la bouche en grand quand je respire. J'ai l'impression de faire du parachutisme. Les éléments se déchainent : pluie + grêle + vent violent pendant 2 heures. Epuisant. Je suis aux côtés d'Elisabeth et nous avons oublié tout perspective de courir depuis bien longtemps. On a déjà du mal à tenir debout, alors courir...hors de question. Le côté positif, c'est que dès qu'on est abritées par un rocher au détour d'un virage, on a l'impression de courir comme des flèches.

Dans un passage à la fois très sablonneux et très vallonné, ELisabeth force pour me distancer mais elle tombe. Elle ne s'est pas blessé et se relève tout de suite mais craque et ne retrouvera pas le rythme.

Enfin, le parcours s'éloigne du bord de mer. Et nous offre une belle grosse montée. Voilà, je suis sur le plateau du désert des Agriates. C'est magnifique. Il fait un temps abominable mais c'est extraordinaire. Comble du comble, même si loin de la mer, il y a du sable. C'est ma journée ! Mais je trouve bizarrement un second souffle. Je veux finir. Je suis morte de froid. Etre trempée jusqu'au os prend aujourd'hui tout son sens. La descente (youpi) arrive avec son lots de grosses pierres glissantes (c'est le lit d'un torrent).

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La fin est un peu longue mais je tiens bon. Je termine en 4h47, transie de froid et épuisée. Je n'ai jamais couru aussi longtemps. Je suis encore la première féminine mais je suis morte.

L'arrivée se trouve au pied d'une auberge fabuleuse où je mange les meilleures lentilles du monde accompagnées d'un délicieux taboulé et d'une montagne de sojasun avec du muesli. Miam. Je suis maintenant sèche et repue mais j'ai toujours aussi froid. J'en tremble et claque un peu des dents. L'aubergiste me sauve alors la vie en m'offrant une verveine (de son jardin s'il-vous-plait).


Vendredi 31 Octobre, Etape 3 : Col de La croix - Col de La Croix (neutralisée)
  • Distance : 18.1 km (annoncés) sans doute une quinzaine avant neutralisation.
  • Dénivelé : +1155 m / -1155 m
  • Chrono : ?

Nous avons passé une nuit horrible sur le bateau. Kristof a été malade comme un chien et ce matin il ressemble à son fantôme. Je ne suis pas en grande forme mais quand même un peu mieux et heureusement car nous n'avons qu'une salle de bain. Impossible de dormir. Impossible de prendre le petit déjeuner prévu à 4h dans la chambre. Enfin, vers 5h, ça se calme un peu. Je rassemble mes forces pour manger vers 5h30.

Kristof décide sagement de ne pas prendre le départ aujourd'hui. Etrange de partir sans lui. Je n'ai pas la tête à la course. J'ai oublié ma puce, mes gants et j'ai la tête des mauvais jours. J'espère que mon homme va se remettre au plus vite.

Il a neigé sur les sommets cette nuit.

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Je me fais piéger au départ et me retrouve coincée en queue de peloton alors que ça descend et que je vais plus vite que la plupart des coureurs. Nous descendons dans le lit d'un torrent. C'est étroit et chaque dépassement relève de l'acrobatie. Les conditions météo sont abominables (orage / trombes d'eau) mais le paysage est splendide.

Cette première descente dure 40 min et on débouche sur une plage où nous attend un ravitaillement. Je passe mon chemin. On attaque un premier raidillon. Anne me double mais je la rattrape dans la descente. Se présente ensuite LA montée du jour et Anne ne tarde pas à me rattraper. Elle reste derrière même si elle est plus rapide. Grande tacticienne. On s'approche du sommet qui n'en finit pas d'arriver. Le vent souffle très fort. La pluie est violente. Je me protège avec la capuche de ma veste. Anne reste en débardeur !

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Je crois alors le sommet enfin atteint, je m'arrête pour resserrer mes lacets. Anne me double. Comme je prends mon temps pour admirer le paysage, elle me distance. Je ne la reverrai pas. La fin de l'ascension est très dure. On doit passer sur de gros blocs de pierre et ça s'apparente souvent à de l'escalade. Je cherche mon chemin dans l'épais brouillard et je perds un temps fou.

Enfin la descente. J'exulte. Dans un sous-bois sur un replat sans difficulté aucune, je m'essuie les yeux (pleins de larmes). C'est la fraction de seconde où une racine traverse le chemin sans prévenir et me fait trébucher. Je tombe lourdement sur la cuisse gauche et l'arcade sourcilière gauche. Je me relève difficilement. La douleur à la cuisse est immense. C'est l'enfer à chaque pas. J'ai énormément de mal à courir et surtout j'ai perdu confiance. Mais le charme de la descente opère et je me détends un peu.

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Je débouche alors sur le lieu de départ où les bus nous attendent. Le réalise que le parcours a été modifié. Les organisateurs de la course m'arrêtent. Course neutralisée. Fin du jeu pour aujourd'hui. Le parcours est devenu trop dangereux sur la fin à cause de la montée des eaux due à l'orage. Dommage. Je commençais à m'amuser de nouveau.

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Samedi 1er novembre, Etape 4 : Parata - Ajaccio
  • Distance : 23.32
  • Dénivelé : +1263 m / -1226 m
  • Chrono : 2h56

On a enfin passé une nuit correcte grâce aux gélules contre le mal de mer. L'étape d'aujourd'hui est une classique locale "le trail Napoléon" que nous allons prendre dans le sens opposé.

Sur la ligne de départ, l'ambiance est au beau fixe, tout comme la météo. Je me fais encore piéger dans un groupe lent sur les premiers kilomètres sur un sentier monotrace. Peu importe. On a une vue à couper le souffle sur les îles sanguinaires. Quel spectacle. dès que l'on sort de cet étroit passage, je remonte pas mal de concurrents jusqu'à rattraper Anne. Je me cale derrière elle et attends.

Corsica coast race

Le sentier est magnifique, la vue sur la mer absolument imprenable. Je me régale. Dans un sous bois, Anne s'arrête pour recoller son strap à la cheville. Je la double et mène l'allure à mon tour.

Au ravitaillement c'est la fête : photographes et cameramen nous attendent. On s'engage alors sur un petit plateau avant de s'offrir une descente courte mais ultra raide. On traverse une falaise en plein milieu d'une voie de grimpeurs qui se demandent d'où on sort. Au pied de la falaise commence l'ascension. Et ça ne rigole pas. La pente est très raide et s'accentue au fil de la montée. Il faut gravir de gros blocs de rocher qui sont posés là comme de hautes marches. Les cuisses me brûlent et je regrette d'avoir de petites jambes.

Corsica coast race

Arrive en fin le col. Le sentier est une vraie cour de récréation pour traileurs. Du bonheur en barre. Sur le petit plateau qui suit, je distance un peu Anne. J'accentue mon avance dans la descente, avant de me faire quasiment rattrapée dans la montée suivante. Mais enfin, une bonne grande descente des familles s'offre à nous. Ce n'est pas technique (dommage) mais je m'amuse quand même en déroulant comme une gamine. Tout irait alors pour le mieux si des maux de ventre ne commençait pas à pointer le bout de leur nez. J'essaye de rester détendue mais la douleur s'installe.

Sur le dernier plateau, j'ai même du mal à courir. Je suis pliée en deux. Enfin, la dernière ascension se présente. Mon ventre m'empêche de relancer. Je pense à demain et ne force pas. La dernière descente se fait dans un décor de rêve en pleine forêt d'eucalyptus. De grands lacets nous conduisent tout droit sur le monument Napoléon où une fin magistrale sur un imposant escalier nous attend.




Dimanche 2 novembre, Etape 5 : Campomoro - Tour d'Olmeto
  • Distance : 48.1 km (annoncés) sans doute une quinzaine avant neutralisation.
  • Dénivelé : +1409 m / -1409 m
  • Chrono : 6h25

Autant le dire clairement, cette étape me fait peur. Je ne sais pas du tout comment gérer une telle distance. Alors, la veille, je prends conseil auprès de qui veut bien et me laisse influencer, notamment en ce qui concerne l'alimentation en course. Erreur stratégique.

C'est mon anniversaire et mon homme a décidé de m'offrir le plus beau cadeau de la terre : il court avec moi. Certes, j'appréhende cette course, mais je suis aussi très excitée par l'événement, les circonstance, la nouveauté, la beauté de la mer...Du coup, je pars trop vite. Kristof me modère. Il y a beaucoup de vent et j'essaye de m'abriter derrière lui. Dès les premières minutes, je me force à manger quelques amandes et fruits secs et à boire un peu d'eau. Le vent se renforce et la fatigue cumulée se fait ressentir. Je demande à mon guide de ralentir.

Corsica coast race

On ralentit franchement, alternant marche et course. Et le vent n'est pas le seul responsable. Je suis simplement vidée par les efforts des jours précédents. Avant même d'arriver au ravitaillement, Magali et Anne nous doublent. Mauvais signe.

Kristof ne se sent pas très bien (après avoir été malade comme un chien sur le bateau, ce n'est pas vraiment surprenant) et décide prudemment de s'arrêter au ravitaillement après 23 km et environ 2h40 de course. Il m'a ouvert la voie. A moi de finir.

Je repars juste derrière Anne que je rattrape vite. Mais déjà, des crampes à l'estomac m'empêchent de courir relâchée. Je ne suis plus vraiment lucide et dans le maquis, je crois m'être trompée. Je fais demi-tour et après quelques centaines de mètres, je manque de percuter Anne qui arrive dans le sens opposé. Nous repartons ensemble. Mais mes crampes s'installent et déjà je n'arrive plus ni à manger, ni à boire.

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Je m'écarte pour laisser passer Anne. J'essaye de prendre le gel distribué par Marc, l'organisateur, ce matin. Mais c'est de pire en pire. Je ne peux plus courir. Je marche. Je me traine. Anne et Magali sont juste devant. Mais je ne peux pas les rejoindre.

On tombe alors sur une plage interminable. J'essaye de rester calme mais c'est très dur. Ou plutôt c'est très mou. Le sable corse a cette particularité de rester meuble qu'il soit sec ou mouillé. Une galère pour moi. Surtout avec ce terrible vent de face qui me nargue.

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Enfin, je sors de cette plage et attaque une grande montée. Je me perds un peu alors je m'offre un carré de chocolat ultra noir. Plaisir simple mais efficace. Je retrouve mon chemin. Au point de contrôle suivant, je récupère un spasfon qui me soulage quelques instants. Mais les crampes sont les plus fortes et il m'est impossible de courir.

Enfin, j'arrive au dernier ravitaillement. Pas de chance, les bénévoles n'ont pas de spasfon. Ils m'annoncent qu'il ne reste que 11 km et je ne vois pas comment je vais finir. Ça fait 5h15 que je suis partie et je suis vidée. Alors, je me rappelle que c'est mon anniversaire et ça me fait sourire. Je pense à mon homme. J'espère qu'il va bien. J'ai hâte de le retrouver.

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Le plus rageant, c'est que les jambes vont relativement bien. Le maquis me griffe généreusement les cuisses et les mollets et me fait oublier le mal au ventre. Encore un contrôle, malheureusement sans spasfon.

Mais bientôt c'est la fin. Au dernier point de passage, Marianne (qui n'a pas de spasfon -_^), m'encourage et avertit l'arrivée que j'approche. Kristof vient à mon avance. J'essaye de faire bonne figure mais il n'est pas dupe de ma grimace. Je me traine jusqu'à la ligne d'arrivée. C'est alors que tout le monde se met à chanter joyeux anniversaire. Soulagement, délivrance.

Mais les crampes me terrassent. Les pompiers me prennent en charge à la demande de mon chevalier servant qui a démasqué la mauvaise comédienne que je suis. Krsitof me dorlote. Emilie me donne (enfin) un spasfon et peu à peu je reprends vie.

C'est la première étape de la Corsica que je ne gagne pas. Et toute mon avance a fondu. Anne est désormais première au classement général.



lundi 3 novembre, Etape 6 : Bonifacio - Bonifacio
  • Distance : 13.8 km
  • Dénivelé : +651 m / -651 m
  • Chrono : 1h40

Cette dernière étape compte pour du beurre. Traditionnellement, les coureurs la font de manière non compétitive. C'est l'occasion de courir avec d'autres personnes, de se féliciter d'être là et de profiter du paysage qui est absolument splendide. La veille au soir, j'ai rassuré Anne sur le fait que je n'irai pas chercher la victoire à Bonifacio. Alors une fois n'est pas coutume, on part tout tranquille, quasiment main dans la main avec kristof. Petit à petit, on accélère le rythme et on rejoint les premiers.

Corsica coast race

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Mais voilà, au final, à force de vouloir suivre mon mari volant, j'aurai repris tout mon retard sur Anne. Donc formellement, je suis de nouveau devant au classement général. Heureusement, la Cosica Coast Race, ce n'est pas le marathon de New-York. Une petite discussion avec les organisateurs suffira pour leur faire rajouter quelques minutes à mon chrono afin que je repasse deuxième. Chose promise, chose due. Bravo Anne pour cette très belle performance.

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