genève marathon : un grain de sable de l'engrenage
Par Kecily, dimanche 5 octobre 2008 à 14:47 :: Chronique Hollandaise :: #401 :: rss
Le marathon de Genève devait être la course de tous les exploits pour la wonderwoman Kecily. Super entrainée, je me sentais forte et prête pour ce rendez-vous. Le cadre et la météo étaient ultra favorables avec un temps frais dominé par un superbe soleil et une absence totale de vent, le tout avec le lac et son impressionnant jet d'eau en fond d'écran. Comment j'ai fait pour passer à côté ? Un ensemble de petites choses, toutes plus insignifiantes les unes que les autres qui au final pèsent lourd sur l'addition. Je m'en tire miraculeusement avec un temps quand même honorable. Compte tenu de toutes les bourdes que j'ai accumulées, on peut dire que j'ai limité la casse !!Samedi 27 Septembre, veille du marathon, après une bonne nuit de sommeil et un excellent petit déjeuner, nous allons chercher nos dossards. Tout s'annonce bien, les volontaires sont charmants, l'organisation irréprochable, les dossards très beaux (avec le prénom imprimé en énorme), et les cadeaux des sponsors plus surprenants les uns que les autres (des piles : utiles pour la fin du marathon quand on n'a plus de jus ??, un filtre pour robinet, de l'assouplissant pour la lessive, du gloss pour les lèvres...bref, un joli bric-à-brac).
Je fais des pieds et des mains pour qu'on fasse mes petites emplettes dans la foulée : il me faut des petites bouteilles avec tétines pour les ravitaillements personnels. Sinon, j'aurais l'air de quoi avec mes étiquettes rose fluo ?? Kristof, résigné, cède à mon caprice.
Une fois cette mission achevée, et le déjeuner avalé, nous allons nous promener en centre ville. Là ce sera une après-midi des plus agréables avec du soleil, des terrasses de café et un mignon marché de fruits et légumes. L'idéal pour se détendre avant la course.
Le jour J
Nous sommes réveillés par la réception à 4h15 alors que nous n'avons rien demandé. Qu'à cela ne tienne, c'est l'heure parfaite pour un petit encas (tofu + germes de blé + miel + thé). Je retourne au lit jusqu'à 6h. Je constate alors avec surprise que je n'ai mal nulle part, même pas une petite gêne de dernière minute, même pas mal au ventre. Étonnant !! Nous descendons au petit déjeuner pour remplir nos poches de fruits et de pain multi-céréales pour dévorer après le marathon. Selon Kristof, la vision des fraises qui m'attendent dans la chambre d'hôtel devrait me motiver à finir mon marathon plus vite.
Premiers pas dehors
A 7h30 je sors pour aller donner mes fameuses petites bouteilles de potion magique à l'organisation. J'en reviens en trottinant. Je me sens curieusement bien. Les jambes vont bien, mon ventre est complètement vide, je me sens légère et en pleine forme. Je rentre dans la chambre avec un tel sourire que Kristof s'en étonne : "Ça va ? Tu as l'air super contente !" Et comment ! La météo est parfaite, il n'y a pas de vent, je ne me suis jamais sentie aussi bien entrainée. Ce marathon est à ma portée. Je le sens. Je le sais. Quelle prétention !
Avant le départ
Vers 8h, je sors de nouveau pour me rendre au départ. Je cours tranquille et tout va toujours bien. Je descends le long du parc Mon Repos pour découvrir un superbe spectacle. Le soleil encore un peu rose illumine une fine brume au dessus du lac. Ce sera une belle journée. Je suis tellement heureuse qu'un large sourire s'installe sur mes lèvres. Après un bref échauffement je me positionne dans le sas de départ.
Comme d'habitude, il y a très peu de femmes autour de moi. Mais bientôt s'approche un petit bout de femme aux cheveux blonds et aussi courts que les miens. On se présente. Elle est Hollandaise mais vit à Genève depuis 20 ans. Je continue la conversation en hollandais, elle en français. Le monde est un village. J'adore. Elle pense courir en 2h55 - 3h00. Je ne me suis pas trompée, elle a vraiment l'air très forte.
Coup d'envoi
Je retourne à mes pensées, respire profondément. Je suis calme, détendue, prête. Je pense à Kristof et souris. J'ai envie de courir. Ma tactique de course est claire : partir en 4'35 au km sur les bases de 3h15 et accélérer si possible au semi en 4'30 pour essayer de se rapprocher des 3h10.
Le départ est donné et le coup de pistolet retentit une bonne seconde plus tard. Pas de doute, on est bien en Suisse !
Ca part très vite, il faut dire que les élites sont juste devant, mais j'essaye d'écouter mes jambes. Je rate le premier panneau kilométrique mais pas le deuxième : 9'50 ! Je ne suis pas hyper forte en calcul mental, surtout pendant une course, mais je sais encore multiplier 4'35 par 2. 40 secondes de retard ! Alors que mes jambes m'indiquent que l'on court vite. Comment est-ce possible ? J'essaye de ne pas m'affoler. Je repense aux conseils de Kristof d'hier : "Il faut donner des secondes au début, quand c'est facile. Pars tranquille. C'est à la fin, quand chaque foulée compte, qu'il faut être attentif aux secondes."
Certes, mais voilà les meneurs d'allure du 3h15 qui me dépassent. Je les laisse partir. Mais je commence à douter. D'autant plus que je ne comprends rien aux indications kilométriques. Il y a systématiquement deux panneaux à quelques dizaines de mètres l'un de l'autre avec le même chiffre, sans plus d'information. Impossible de vérifier mon allure. J'ai l'impression de courir assez vite mais sans repère concret, je suis perdue. Les ballons du 3h15 ne sont qu'à 20 m devant et sans accélérer, je les rattrape.
Nous sommes au niveau du deuxième ravitaillement, soit environ au 8ième km et j'entends un des meneurs annoncer : "On est un peu en avance, prenez le temps de bien vous ravitailler, il ne faut pas oublier de boire, surtout au début." Et là, ils s'arrêtent carrément pour prendre des gobelets. Je continue à mon allure car mon premier ravitaillement perso m'attend au km 12. Tergiversation : "Un peu en avance" a-t-il dit. Qu'est-ce que ça veut dire ? 30 secondes ? 3 minutes ?
Rouge et noir
Isolée devant le groupe des 3h15, je retrouve ma concentration. Je positive : les jambes vont bien, les sensations sont au beau fixe. Il suffit de continuer sans s'impatienter. Je fais même la fière sur les photos. Avec les prénoms écrits en gros caractère sur les dossards, les encouragements personnalisés pleuvent. J'ai l'impression d'être connue comme le loup blanc ici, avec tous ces gens qui m'appellent par mon prénom sans l'écorcher. C'est formidable.

Un coureur italien d'une cinquantaine d'année me rattrape. Il ne parle aucune des langues que je connais. J'essaye de l'interroger sur les panneaux avec mon italien ultra rudimentaire. Et c'est lui qui m'explique : "rosso : mezza, nero : maratona, come i numeri", dit-il en me montrant son dossard. Ahhh, bien sûr ! Je suis blonde aujourd'hui ou quoi ? Tout s'explique : les départs du semi et du marathon sont décalés d'une centaine de mètres. Et c'est vrai, le numéro sur le dossard de Kristof est rouge, alors que le mien est noir. Je change donc une énième fois de panneau de référence. Nous somme alors rejoints par une coureuse Anglaise avec laquelle il est plus facile de communiquer.
Premier ravitaillement perso
Mais déja, on arrive au km 12. J'attrape ma petite bouteille rose. Impossible de la louper, c'est la seule qui reste sur cette table normalement réservée aux élites -_^ Comme je n'ai rien bu depuis le départ, je m'applique à boire suffisamment, par petites gorgées : il faut éviter la mésaventure du marathon d'Amsterdam où j'avais senti les crampes pointer le bout de leur nez vers le km 35. Je peux enfin vérifier mon allure. Après deux passages successifs en 4'30, j'ai la preuve que je suis partie trop vite. Je comprends alors que le premier temps intermédiaire de 9'50 ne correspondait pas à 2 km du marathon, mais 2 km du semi-marathon, soit environ 2,1 km du marathon. Je n'étais donc pas en retard du tout. J'annonce à mes camarades de course que je vais lever le pied. Qu'ils ne m'attendent pas, je continue à mon rythme.
A peine m'ont-ils distancée d'une dizaine de mètres que je sens une gêne au niveau de l'estomac. La contrariété de les laisser partir sans doute. J'essaye de me relaxer, de profiter du paysage. On arrive au niveau du demi-tour de la promenade sur le lac, km 15. J'aurais aimé voir quel était mon temps absolu à ce niveau de la course, mais quand je prends les temps intermédiaires, le temps global est affiché en tellement petit que je n'arrive pas à le lire en courant. (J'apprendrais en consultant les résultats, que je suis passée en 1h06, donc sur la base d'un marathon en 3h06 ! Du grand n'importe quoi !)
Mi-parcoursJe suis désormais calée en 4'35 - 4'40 au km. Au ravitaillement du km 17, je saisis à nouveau ma petite bouteille rose. Dès la première gorgée je sens une grosse crampe à l'estomac. Pas cool. Impossible de continuer à avaler quoi que ce soit. Mon prochain ravito perso ne sera qu'au km 33 mais je jette la bouteille qui me refroidit la main. Ça fait tilt dans mon cerveau tout mou : il fait frais, voire froid ce matin (8-10°C) et mes bouteilles sont restées dehors à l'ombre trop longtemps. Mon estomac complètement vide n'a pas apprécié le choc de température couplé à une forte dose brutale de sucre. Trop tard, le mal est fait. La crampe me plie en deux et le point de côté s'installe. Je ralentis pour me débarrasser de cette douleur mais j'essaye de faire bonne figure sur les photos en passant le semi. Je reste une fille quand même !!
La tuile
En cherchant à me détendre pour faire passer le point de côté, j'ai relâché tous les muscles du ventre. Conséquence inattendue : un besoin immédiat d'aller aux toilettes ! Oui, sauf que là, on passe devant les beaux hôtels au bord du lac et ce n'est franchement pas l'endroit pour s'arrêter. Je serre les fesses. Je me détends et me demande si je suis obligée de m'arrêter, si je ne peux pas continuer à courir quand même. Un arrêt aux toilettes signifie à coup sûr une grosse perte de temps et l'impossibilité de finir dans le temps voulu. Ça cogite dans ma petite tête de moineau. D'ailleurs, on voit bien à mon sourire crispé que je suis beaucoup moins sûre de moi d'un seul coup !
Ne tenant plus, je me résous à m'arrêter aux toilettes du ravitaillement du km 24. Je me précipite dans la cabine. Ma maman m'a toujours dit de ne pas m'asseoir dans les toilettes publiques. Eh bien, à bientôt 35 ans, je ne le suis pas encore libérée de cette recommandation. Mais là, crispée par la douleur et avec 24 km dans les jambes, même avec l'envie la plus forte, ça ne vient pas ! Et mer.. ! Heureusement, je suis dans des toilettes publiques, mais des toilettes publiques suisses, avec force papier toilette. Je m'en fais une protection de fortune et peux enfin me libérer. Bilan total de l'opération : 3mn 15 ! 3 mn 15 sec de perdues bêtement.
Plan B
Fatalement, en sortant, je me sens beaucoup mieux. Je devine que c'est plié pour mon record, mais je veux encore y croire. C'est donc avec détermination que je repars pour essayer de voir si les ballons du 3h15 sont loin devant. Mais le parcours est alambiqué à cet endroit de la course et il n'y a point de ballons jaunes en vue. Et les crampes à l'estomac reprennent de plus belle. Qu'est-ce qu'il a à me torturer comme ça cet estomac aujourd'hui. Toute la tuyauterie est pourtant complètement vide maintenant, non ? Alors, où est le problème ?

Il faut que je prenne une décision. Le record, ce sera pour une autre fois. Que faire maintenant ? je refuse de forcer pour finir "à l'arrachée". Ca ne marche pas. C'est juste mauvais pour l'organisme. Il faut à tout prix éviter de se blesser ou de mettre la récupération en danger. La Corsica est dans seulement 4 semaines. Je pense à Kristof et j'imagine que s'il était à mes côtés il m'inciterait à abandonner. Abandonner. Oui, c'est certainement la chose la plus sensée à faire. Sauf que là, je suis au milieu de nulle part et il faut bien que je rentre à l'hôtel de toutes façons. Je continue donc un peu. Abandonner. Est-ce que je peux vraiment abandonner ? Comment je vais le vivre après ? Et les filles du Run4Fun, qu'est-ce que je vais leur raconter ? Que je suis sage et responsable et que j'ai abandonné pour ne pas me faire mal. Oui, c'est bien, ça. Il reste quand même 17 km. Je ne peux pas courir en me tordant le ventre pendant 17 km. Je vais abandonner en revenant près du lac. Et en attendant, je me mets en mode footing.
Mode footing
Voilà, le lac est de nouveau en vue. Je viens de passer le km 30. La vue est sublime, le public plus nombreux. On aborde ma partie préférée du parcours, celle qui longe le lac. Impossible d'abandonner maintenant. Si j'abandonne, je n'aurai pas de médaille. Après tout, il ne reste plus que 12 km. Et puis cette allure-là, il ne peut rien m'arriver. L'avantage à cette vitesse d'escargot, c'est que j'ai tout le temps de profiter du paysage. Les km passent à une lenteur infinie. Je vérifie encore mes temps. Je me demande bien pourquoi, je me fais mal à chaque fois que je vois mon chrono indiquer inlassablement 5' au km. La course à pied, quelle leçon d'humilité. Moi qui croyais être la reine du monde sur la ligne de départ, me voilà désormais à l'agonie. Quand je pense que j'ai ri de ce coureur ce matin au petit déjeuner qui mangeait de la pastèque et de l'ananas en lui promettant une courante assurée. Quelle ironie ! C'est moi qui suis détraquée.
Je croise mes compagnons de début de course. L'Italien d'abord, qui s'arrête presque pour m'encourager. Puis l'Anglaise qui a l'air en pleine forme. Je m'en veux énormément. C'était LE jour. Les conditions météo étaient parfaites. Il aurait suffit que je fasse un peu plus attention à ce que j'avale et à mon allure et c'était dans la poche. Je n'ai jamais été aussi en forme et voilà que je me traine sur cette fin de marathon. OK, je cours à 12 km/h, mais j'ai vraiment l'impression de faire du sur-place. L'horreur. Je pense à Kristof et ses fraises qui étaient sensées m'aider à finir ce marathon. Bon, ce sera pour une autre fois. Parce que là, maintenant, rien que la perspective d'avaler quoi que ce soit me donnerait plutôt la nausée. Au moins, cette pensée me fait sourire et donne du coeur à l'ouvrage.
Au km 37, un jeune bénévole me court après pour me donner ma dernière petite bouteille rose. Ni le temps ni l'énergie de lui dire qu'il y a bien longtemps que j'ai renoncé à avalé ne serait-c qu'une goutte d'eau sur ce marathon. Mais quelle gentillesse. Je le gratifie de ce que j'espère être un large sourire et le remercie. Avant de jeter la bouteille dès que je suis hors de sa vue.
Les crampes à l'estomac sont de plus en plus intenses et je suis même obligée de marcher quelques mètres au km 38. Je me fais dépasser par une coureuse qui a fait course plus intelligente que moi. J'ai envie de brandir un panneau STOP au dessus de mon dos et de crier "Bon, ça suffit maintenant. Interdit de me dépasser. C'est moi qui finis fort d'habitude. Vous n'avez pas le droit de me doubler, compris ??" Mais personne ne semble entendre cette voix intérieure qui hurle de déception. Et les coureurs continuent de me doubler sans vergogne. Quelle cruauté. Savent-ils dans quelle détresse je me trouve ? Je suis verte de rage. Enervée de ma bêtise. Enervée d'avoir laissé passer ma chance.
Ligne d'arrivéeMais même à mon rythme de limace, la ligne d'arrivée approche. Les encouragements des spectateurs me donnent un petit regain de forme. Allez, un dernier effort pour la photo -_^ La ligne d'arrivée, enfin. Je l'ai tant attendue, je l'aime, je la hais. Je regarde ma montre. 3h17'52. OK, j'ai limité la casse. Mais quelle déception. J'ai le moral dans les chaussettes. Je m'en veux aussi pour ça. Je viens de courir un très beau marathon. Il fait un temps magnifique. Les gens autour de moi sont adorables. J'ai malgré tout amélioré mon temps de quelques secondes. Disons que l'honneur est sauf, je n'ai pas fait pire. Pourquoi est-ce que je ne peux pas être tout simplement contente de ce résultat ? Profite Kecily, zut à la fin. Ce n'est pas la fin du monde. Quel orgueil cette fille ! Bonne leçon.
Quelques mètres plus loin, je retrouve le coureur italien qui s'inquiétait. Je lui raconte comme je peux. On fait une photo souvenir. Ca va déjà mieux. Au ravitaillement d'après course, les meneurs d'allure du 3h15 m'abordent : "Ben t'étais passée où ? Tu étais toujours devant et d'un seul coup, envolée". Envolée ?? Tiens, j'aurais bien aimé pouvoir voler. Mais la raison de la disparition était beaucoup plus terre à terre. En leur racontant l'histoire, déjà, je prends de la distance avec la déception.
Une bénévole vient me voir et m'invite à me rendre au quartier VIP pour la remise des prix. J'ai envie de lui dire que je suis tellement loin de ce que j'espérais faire que je pense ne pas mériter tant d'honneurs. Elle insiste, il y a de l'argent à récupérer et des transats pour se relaxer. Et puis après tout pourquoi pas. Je me dirige donc vers les tentes VIP. J'y retrouve ma petite Hollandaise qui a cartonné en 2h52 et l'Anglaise qui n'en revient pas d'avoir couru en 3h08. Au moins, elles, sont ravies. Je les félicitent. J'aimerais tellement pouvoir moi aussi avoir le sentiment d'avoir fait une grosse course aujourd'hui.
L'avantage du quartier VIP, c'est qu'il surplombe les derniers mètres de la course. J'observe les coureurs et j'aperçois Kristof que j'encourage d'un signe de la main. Quelques minutes plus tard, il me rejoint. Il est détendu, frais comme s'il n'avait pas couru, tout sourire. Je rumine encore ma déception en attendant la remise des récompenses. Un comble quand j'y repense. C'est franchement comme cracher dans la soupe. Pas sportif du tout comme attitude.
3 médailles, un bouquet de fleurs et une jolie prime (qui nous offre notre séjour honeymoon à l'hôtel) plus tard, j'ai déjà le coeur un peu plus léger. Je commence le debrief avec mon homme, patient et attentif comme d'habitude. Le soleil me chauffe gentiment. J'essaye de voir le côté positif des choses. En ayant fini ainsi, l'avantage, c'est que je n'ai pas mal aux jambes. Et puis courir en footing à 12 km/h, ce n'est pas si mal après tout.
Il me faudra une semaine pour prendre du recul et analyser cette expérience. Kristof, encore une fois plus lucide que moi dans son analyse, m'aide à regarder les choses en face. J'ai plus de progrès à faire dans la gestion du stress et de l'alimentation que dans l'amélioration de mon allure /ma vitesse.
Une autre bonne nouvelle, c'est que je vais très vite et très bien récupérer de ce marathon. Un signe que nous avons beaucoup progressé en endurance et en récupération cette année. Maintenant, à nous la Corsica !
Et après ??
A moins que la question soit restée en suspend (comme le pense Kristof)... comment gérer aujourd'hui ce léger gout d'inachevé ? quelle conduite adopter sur le marathon Nice-Cannes ? (qui a lieu 5 jours après l'arrivée de la Corsica) alors que je rêve encore d'un 3h15 et que je dois m'avouer aussi que ma motivation passe en grande partie par mes "chronos" sur marathon.


Commentaires
1. Le lundi 6 octobre 2008 à 07:05, par Coccinelle
2. Le lundi 6 octobre 2008 à 10:04, par el
3. Le mardi 7 octobre 2008 à 03:02, par Kecily
4. Le mercredi 8 octobre 2008 à 15:27, par pconvert
5. Le vendredi 10 octobre 2008 à 08:31, par Pascal-Bogeyman
6. Le samedi 11 octobre 2008 à 07:36, par chjou2
7. Le lundi 13 octobre 2008 à 03:09, par nico le troll
8. Le mardi 14 octobre 2008 à 01:24, par Kecily
9. Le mercredi 15 octobre 2008 à 07:18, par céline
10. Le vendredi 17 octobre 2008 à 10:29, par Benoît
11. Le samedi 18 octobre 2008 à 15:44, par Kristof
12. Le dimanche 19 octobre 2008 à 14:48, par pconvert
13. Le mercredi 5 novembre 2008 à 10:41, par babou
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