C'est la météo qui décide
Par Kecily, jeudi 17 janvier 2008 à 09:31 :: Chronique Hollandaise :: #336 :: rss
On ne s'entraine pas en hiver, comme on le fait en été. Ça semble évident ? Jusqu'à là, ce n'était pas aussi tranché que cela pour moi. Courir le matin, avant d'aller travailler, est vraiment ce que je préfère. Le sentiment de démarrer la journée pour moi et non pour le boulot. La satisfaction d'avoir déjà accompli quelque chose avant de poser mes fesses sur ma chaise de bureau. Le bonheur de profiter de ces moments volés, où tout le monde dort encore. L'impression de gagner du temps, avec des sorties "transparentes", dans un agenda déjà bien chargé.Constat
Mais j'ai dû me rendre à l'évidence. En décembre l'utilité de mes séances d'entrainement, à 5h du matin dans l'obscurité, le froid et le vent, est toute relative. J'ai surement du somnoler en courant ! Parce que j'ai réussi à perdre un peu la forme, et cela en ne courant jamais moins de 60 km par semaine.
Profitant de la trêve des confiseurs, nous avons beaucoup couru ensemble avec Kristof. Le constat s'est imposé cruellement : moins la pêche, 2 kg en + sur la balance (soit 4kg en + dans la tête) et surtout la sensation très désagréable d'une métamorphose réussie en limasse dès que je devais passer la moindre bosse !
- Non, non ! Je vous assure, je ne noircis pas le tableau et je ne suis pas Marseillaise ! (bon ok... juste un peu).
Honnêtement, c'était pas terrible. J'étais fatalement très aimable et agréable à vivre à cette période... Kristof (bourreau insensible, assoiffé de tofu) a pris les choses à bras le corps. Et pendant 2 semaines, en donnant l'allure des sorties, il nous a fait enchainer les sorties toniques (fartlek pour lui, parcours du combattant pour moi, une simple question de perception). Mais je dois avouer qu'il m'aura suffi de survivre à ces quelques séances "ludiques" et d'une toute petite adaptation alimentaire pour très vite retrouver de bonnes sensations.
Une solution, l'évolution
Après cette période festive, quand j'ai du revenir à un emploi du temps plus habituel, Kristof m'a soufflé l'idée de trouver des solutions pour courir à un autre moment de la journée que le matin à 5h pendant l'hiver pour profiter de l'énergie positive de la lumière du jour (encore une idée "new age"). Suggérant ainsi qu'il existe des saisons dans l'année (un truc de fou).
Fidèle à une habitude que j'affectionne tout particulièrement, j'ai commencé par dire "NON ! " en ajoutant que c'était Im-po-ssible ! En effet, ma journée de travail ne comporte que trois fenêtres potentielles : le matin de nuit, le midi et le soir de nuit (à laquelle s'ajoute la fatigue de ma journée). Si je veux courir en profitant de la lumière du jour, il y a qu'à midi que c'est jouable. Or, dans la semaine à midi, j'ai 1001 activités ! (lundi : core stability ou ppg, mardi : yoga, mercredi : yoga, jeudi : Run4Fun). Et vous avez deviné, j'ai adopté la ligne très conciliante de refuser de tirer un trait sur mes autres activités !
Mais voilà, Kristof a la patience d'un chat. Ma brillante démonstration ne l'a pas empêché de penser que c'était quand même possible. Il m'a convaincue d'au moins "essayer de rechercher" un autre mode d'entrainement (le monde est cruel).
Résultat : je vais intégrer en semaine de courtes séances pendant ma pause déjeuner avant d'enchainer sur mon emploi du temps habituel. Je gagne un peu plus d'une heure de sommeil le matin, mais je dois être organisée à la seconde à midi et bien gérer ce que je mange et à quel moment (un régime un peu martial, mon rêve).
Concrètement, comment ça se passe ?
Mon week-end a pris en grade ! Nous avions déjà constaté les bienfaits lors de ma prépa marathon d'automne d'enchainer deux sorties "toniques" samedi-dimanche. Là, on applique la même recette. Je profite de courir avec Kristof (le méchant) en milieu de journée quand il y a le plus de lumière et que je suis réveillée. On court dans les dunes de Scheveningen ou dans la gadoue du Delfste Hout (très prisée du méchant). Le choix se fait selon la météo, ce qui aux Pays-Bas, se traduit par "selon la violence du vent".
Quand le temps s'y prête, on ne peut résister à l'appel des dunes. C'est vraiment un endroit rare aux PB : loin des autoroutes, loin de l'urbanisation et avec un peu de relief en plus. Du bonheur. Si en été, on prenait le temps de s'échauffer en marchant un peu, désormais, on court dès l'entrée des dunes. Notre parcours s'en trouve un peu rallongé par une partie plate et roulante. En revanche, ils font des travaux sur notre petite boucle dans le bois et il y a de longs passages dans un sable très mou. Terrible. Surtout quand Kristof en profite pour accélérer sans prévenir, juste parce qu'il a repéré des coureurs devant et qu'il veut les rattraper (si ça, ce n'est pas une preuve de plus de sa méchanceté).
Quand le vent joue avec la pluie à prendre des allures de tempêtes, courir dans les dunes, devient vite moins agréable, plus périlleux et surtout un coup à prendre froid. On en profite alors, pour aller faire "Sleurk Sleurk" - "Plok Plok" au milieu des flaques du Delfste Hout . Kristof mène la danse de la boue soit en tempo progressif ou en fartlek (il cherche tout bonnement à me semer dans le bois, une preuve accablante de plus).
Au début je fais attention à l'endroit, où je pose les pieds. J'évite les flaques. Ensuite à mesure que le rythme s'accélère, j'oublie la propreté de mes chaussures et pense plutôt à ma foulée. Et c'est vers le deuxième tiers du parcours, alors que Kristof a lâché les chevaux, que le parcours est le plus boueux ! Avec un passage, où on ne peut passer sans mettre les pieds dans la gadoue. Passage, dont on peut s'estimer chanceux, quand on n'a ni glissé, ni fait 4 ou 5 foulées les chaussures bien immergées dans la boue. Cette sensation de la boue froide, qui pénètre dans la chaussure pour venir mouiller les chaussettes, c'est un souvenir du Swiss Jura. Ma mémoire m'aide à relativiser (au Swiss Jura, la boue c'était de la bouse de vache ! et traverser un alpage, ça dure des km).Avec 2 bonnes séances de qualité le week-end, la semaine peut être plus cool. Le lundi, je fais juste un petit footing d'échauffement de 30 minutes avant la séance de core stability (PPG) que j'anime. Le mardi et le mercredi, je vais courir avant le yoga. Là encore, la météo et la forme du jour décident du parcours et de la nature de la séance. Je trouve un énorme bénéfice à aller au yoga après avoir couru. C'est la meilleure séance d'étirement et de retour au calme possible. Le jeudi, jour du Run4Fun, je pars avec le groupe et rallonge éventuellement la séance par une vingtaine de minutes "quali" toute seule selon mes sensations.
En un mot, je m'adapte en souplesse (presque un miracle).


Commentaires
1. Le jeudi 17 janvier 2008 à 09:04, par el
2. Le jeudi 17 janvier 2008 à 10:26, par kristof
3. Le jeudi 17 janvier 2008 à 13:17, par el
4. Le samedi 19 janvier 2008 à 05:18, par kikilux
5. Le samedi 19 janvier 2008 à 15:46, par pconvert
6. Le dimanche 20 janvier 2008 à 05:00, par Kecily
7. Le vendredi 25 janvier 2008 à 01:43, par Pascal-Bogey
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