Sur les terres rouges d'Iten
Par Kristof, jeudi 29 mars 2007 à 06:31 :: Chronique Kalenji :: #239 :: rss
Un réseau très dense de sentiers de terre rouge cadrille le paysage agricole des Hauts Plateaux Kenyans... c'est l'aire de jeu idéal pour aller courir dans un décor unique. Quand on court, on est frappé par trois niveaux de couleurs : le rouge de la terre, le vert des feuillages et le bleu intense du ciel. La variété des tracés et la beauté du cadre feraient presque oublier le relief accidenté et ses montées casse-pates... Pour essayer de ne pas trop se perdre, il y a une astuce : rechercher les panneaux des écoles primaires que l'on trouve réparties partout dans la campagne.Où suis-je ?
Le terrain de jeu est illimité et il n'est pas évident les premiers jours de se repérer. Il y a une solution très simple : partir pour un temps donné et ensuite faire demi-tour. Après avoir ainsi explorer les environs on commence à acquérir quelques repères. Il y a quelques indications de "rues" parmi les sentiers principaux (comme Somogi Road). On peut aussi mémoriser les panneaux des écoles primaires. Il y en a partout... reste juste à ne pas confondre les noms d'écoles ;)

Des obstacles ???
Les sentiers se révèlent très facilement praticables, si des trails peuvent s'avérer plus robustes - l'usure des runnings classiques sur les sentiers est très rapide - elles ne sont pas nécessaires. Les seuls "obstacles" sont les animaux en particulier les troupeaux de vaches mais aussi les moutons ou les anes...

et LA PLUIE ! là les choses se compliquent. En effet, la couche superficielle de poussière forme une sorte de gomme argileuse très collante... un lendemain de pluie on se retrouve vite avec un bon kilo de terre sous chaque pied o_O
Et je le prouve ! A ce sujet, les trails avec leur semelle crantée se sont montrées presque pires que des runnings classiques sur terrain humide.
Le gros soucis quand on colle comme cela au sol, c'est qu'il faut forcer à chaque pas et donc que l'on se fatigue beaucoup plus - en particulier les articulations et autres tendons.
Ainsi un lendemain de pluie, il est souvent préférable de décaler sa sortie matinale le temps que le soleil sèche les pistes.
Cadre idéal
Les pistes de terre rouge ressemblent vraiment au support idéal pour courir... une certaine resistance mais un revetement plus souple que la route goudronnée, un vallonement qui fait travailler le coeur sans avoir à se soucier de l'allure... bref un vrai bonheur dans un cadre enchanteur.




Le repérage à la papa...
Quand on n'est pas adepte du Garmin et autre GPS - qui, à ce sujet, semblent beaucoup souffrir de la poussière - il reste une solution simple pour faire connaissance avec la campagne environnante : se promener ! à force de courir, on aurait failli oublier que marcher c'est aussi très agréable... avec une petit promenade quotidienne en demi-journée, on a vite pu se faire une idée plus précise des sentiers, connections... et surtout du dénivelé - connaissance qui se révèle d'importance pour la suite.



Commentaires
1. Le mardi 3 avril 2007 à 01:41, par Kecily
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