oleron
Il y a à peine deux ans, courir dans le sable était un véritable calvaire. J'avais bien essayé quand nous habitions La Rochelle, mais telle une voiture qui s'enlise dans le sable quand son conducteur appuie sur l'accélérateur, je gaspillais beaucoup d'énérgie et n'avançais pas.

Aujourd'hui je suis un peu plus patiente et adopte une foulée mieux adaptée au sable. Progressivement, au fil des sorties, je trouve une foulée qui est presque efficace sur ce type de terrain. Les sorties restent néanmoins beaucoup plus fatiguantes que celles que nous faisons aux PB. Kristof me conseille donc de courir moins à chaque sortie (45' la plupart du temps) mais chaque matin. J'enchaîne ainsi 5 séances en 5 jours consécutifs : pas mal pour une reprise -_^

Nous voulons utiliser ce séjour pour commencer notre prépa pour la Corsica Coast et tester notre motivation. Nous partons ainsi pour une sortie plus longue le mercredi matin (5ème séance en 5 jours). Dès la veille, je fais attention à bien m'alimenter et à bien boire. Le matin, avant de partir, je prends un petit déjeuner (je cours habituellement quasiment toujours à jeûn).

Nous partons pour environ 22 km d'un parcours que nous allons découvrir en courant. Dès le départ c'est superbe, les chemins dans la forêt sont magnifiques et bientôt nous avons une vue imprenable sur la mer. Nous faisons malgré tout une grave erreur : partis avec une bouteille d'eau trop grosse pour être portée confortablement à la main en courant, nous l'abandonnons après seulement 30'. Nous ferons donc le reste de la sortie sans eau : pas très malin, surtout quand le soleil tape aussi fort !
oleron
oleron
oleron
oleron
oleron
oleron

Globalement, les sensations de courses sont bonnes, j'écoute mon rythme et je n'essaye pas de suivre Kristof qui semble voler sur ces chemins de sable mou (le sentier est parfois commun avec une piste équestre). Cette stratégie paye car je ne m'épuise pas trop vite. Seul soucis, après m'être tordu la cheville (je cours en runnings de route classiques), je ressens une forte douleur à l'extérieur du pied, sous la voute plantaire. J'ai du mal à marcher mais curieusement, je peux encore courir -_^

Nous rentrons par un véritable boulevard très roulant : la piste calcaire anti-feu qui traverse la forêt. Enfin, j'ai l'impression d'avancer ^_^ . Nous arrivons après 2h13' de course, fatigués mais heureux.

Le lendemain, c'est repos et marche dans la mer avec de l'eau jusqu'aux cuisses. C'est un peu froid mais très efficace pour la récup. Le sable masse les pieds au fil des pas et la mer active la circulation du sang dans les jambes.
oleron

Je célèbre le dernier jour de notre séjour par du biquotidien (j'ai copié sur Kristof). Je ne cours quasiment jamais le soir et c'est difficile de démarrer. Mais après quelques minutes, le rythme s'installe et j'ai d'assez bonnes sensations. Je suis obligée de reconnaître que ça a du bon de courir le soir : on est plus chaud et plus réveillé. Malgré la fatigue de la sortie du matin, j'ai fait ma séance la plus rapide de la semaine sur le parcours.

Résumé :
Total km parcourus : 61
- Dont forêt Oléron : 53.5