Après avoir écouté mon histoire en long en large et en travers, le physio me demande de me tenir droite, de dos, pieds nus, face à lui. Et que me lance-t-il, comme ça, négligemment ? "Vous avez une jambe plus longue que l'autre !".

Depuis Coluche, je croyais que la bonne longueur des jambes, c'est quand les pieds touchent par terre. Apparemment, ce n'est pas le cas et la nouvelle me surprend tellement qu'elle m'amuse.

Alors, il me fait faire des tas de mouvements du dos, sur les côtés, en avant, en arrière et rebelotte...Il me regarde à nouveau et m'annonce : "Ah non, maintenant, c'est bon !". Je n'y comprends plus rien et demande des explications. En fait, c'est très simple, ce n'est pas ma jambe gauche qui est plus longue que la droite mais mon bassin qui se déplace et se positionne de travers. En se relevant plus sur un côté, il tire sur un des ischios plus que sur l'autre et celui qui est sur-tendu apprécie moyennement la coquetterie.

Sa théorie est donc la suivante : une faiblesse musculaire et/ou de la colonne dans la région lombaire, occasionne une déstabilisation du bassin qui lui-même tire sur les muscles des cuisses de manière inégale.

Après une première manipulation pour essayer de remettre tout ça en place, je me sens "bizarre", mais j'ai l'autorisation de reprendre un peu de course à pied, en douceur.

C'est chose faite dès ce soir, avec mon fidèle chevalier (cycliste en fait, ah, les temps modernes...) à mes côtés pour me soutenir. La bonne nouvelle, c'est que je n'ai mal nulle part. En revanche, côté sensations, ce n'est pas vraiment ça...mais peu importe, ça fait du bien de courir, ne serait-ce que 9 km ^_^