City Pier City Den Haag Halve Marathon La circulation a été totalement interrompue dans la partie de La Haye concernée, le parcours de la ligne de tramway qui nous conduit à la ligne de départ a également été modifié. L'air est frais, l'atmosphère elle très chaleureuse, une constante des courses aux Pays Bas. Il y a trois semaines à peine, nous avions réalisé de bons temps et surtout eu d'excellentes sensations. Seulement voilà en 3 semaines, il s'en passe des choses. Comme une grippe qui a commencé par perturber fortement la semaine de Kecily pour ensuite me toucher et me faire découvrir un état végétatif auquel je ne suis pas habitué. Et comme la vie continue avec ses obligations, j'ai continué à travailler, à courir. Parce que cela ne devait sans doute pas être assez, j'ai fait deux déplacements vers La France pendant cette période dont un déplacement pour aller donner 3 jours de cours à la fac la semaine juste avant la course. Je suis donc arrivé à l'aéroport d'Amsterdam samedi matin, direction la maison et une courte sieste pour oublier mon réveil à 04h du matin, mon mal de crâne et les courbatures dans le dos.

Le plus gênant outre le mal de crâne ce sont sans doute les courbatures et les douleurs dans les jambes. J'aurais du écouter la voix de la sagesse et ne pas participer à la course compte tenu de mon état. Mais voilà l'envie d'accompagner Kecily pour cette course a été plus forte que la raison. A deux heures de la course, je prépare machinalement mes affaires comme si de rien n'était et nous voilà partis (une heure de voiture pour nous rendre à La Haye).

L'ambiance aux abords de la course est déjà très animée. Il y a du monde, beaucoup de monde, des orchestres, de l'ambiance… le bonheur. Petits échauffements et étirements qui réveillent un peu mon corps décidément engourdi et nous voilà près de la ligne de départ.

Il nous faut bien 2 minutes entre le départ et notre passage de la ligne compte tenu du nombre important de participants. Il y a quelques embouteillages dans les premiers kilomètres mais ensuite les voies très larges réservées aux coureurs offrent une amplitude nécessaire à chacun pour se mouvoir de façon très libre.

Ce qu'il y a de formidable avec la course à pied, c'est que l'on ne peut pas faire illusion. On est vite rattrapé par la réalité. Il me suffit de quelques foulées et du premier kilomètre pour savoir qu'il n'est pas question d'imaginer la moindre accélération ou la moindre illusion d'une course au rythme tenu sur Rotterdam. Pour éviter de me faire mal, en particulier au dos, je décide de me caler sur un rythme d'entrainement et d'essayer de garder une vitesse constante pour la durée de la course.

City Pier City Den Haag Halve Marathon Les 10 premiers kilomètres sont longs, j'ai des signes de faiblesses dès le 8ième. Je m'accroche et profite de la visite de cette très jolie ville historique. Je comprends que cela va être moins décontracté et agréable que ma dernière course. Alors que je commence à flancher et que je suis à la limite de m'arrêter au bord de la route, j'ai fait une très belle rencontre. Juste avant l'arrivée sur le bord de mer à proximité de la jetée, un ange s'est penché sur mon sort.

Je rends un hommage sincère à un monsieur formidable. Je l'ai longtemps appelé intérieurement Mr 829 avant de découvrir sur le net son nom, Albert Doelwijt. Ce sénior (50 ans) né au Surinam semblait se balader à un rythme de course ultra régulier. Voyant que le petit jeune que je suis, n'était pas au mieux, il m'a fait signe de m'accrocher au wagon et de le suivre. C'est simplement ce que j'ai fait et je lui dois donc mon arrivée. Je me suis calé sur sa foulée et j'ai profité du paysage en faisant simplement attention à ne pas me faire distancer.

Un malheureux mais nécessaire arrêt technique en fin de course m'a empêché de le retrouver sur la ligne d'arrivée pour lui exprimer en personne toute ma reconnaissance et ma gratitude. Je profite de ce réçit pour lui exprimer combien j'ai apprécié son geste généreux. Chapeau bas Monsieur Doelwijt ! Merci pour ce geste.

A la fin de course, je retrouve Kecily qui a réalisé une superbe course. Bravo ! 1h43 pour quelqu'un en convalescence qui souhaitait au mieux faire 1h50. Je suis positivement impressionné par sa performance.

J'ai fait un temps de 1h38 ce qui reste sous mon objectif de 1h40 (c'est pratique d'avoir des objectifs réalistes), mais décevant en comparaison à mon 15km à Rotterdam. J'ai appris que lorsque l'on est malade, et bien on est malade !

Détail technique amusant, je perds toujours autant d'eau pendant un semi. Cette fois-ci, je suis passé de 68kg avant le départ à 65kg après la course. Depuis je bois !